1-TAZIRIT VEUT PARTIR EN VOYAGE ET DÉCOUVRIR UNE PARTIE DE SES RACINES

25 Juin 2018 | Par Pierre de Lune | Aventures de Tazirit BIJOUX

Tazirit BIJOUX est une jeune fille issue de l'immigration. Son arrière-grand-père est venu en France en 1915 appelé au front avec les Tirailleurs marocains. Elle va voyager la la recherche de ses origine berbères amazigh. C'est une passionnée de gemmologie. Elle partira au Maroc, puis en Mauritanie, puis au Niger à la recherche des tribus touaregs. Elle prendra, avec ses stages successifs chez TAZIRIT à Saint-Germain-en-Laye, gout aux voyages loitains à la recherche des meilleurs artisans en bijouterie, des plus belles pierres fines, pour suggérer à la créatrice de la maison TAZIRIT le meilleur de ses rencontres afin de proposer ensuite des bijoux éthiques et ethniques revisités, dans un esprit de respect de la tradition, pour un usage quotidien toujours contemporain.

1-TAZIRIT VEUT PARTIR EN VOYAGE ET DÉCOUVRIR UNE PARTIE DE SES RACINES

Tazirit Bijoux est une charmante jeune fille. Elle est issue d’une famille de berbères amazighs se sont fixés en France depuis plusieurs générations. L’arrière-grand-père était venu en France en 1915, appelé à combattre aux côté des français au cours de la 1° Guerre Mondiale. Elle n’était pas peu fière de cet ancêtre enraciné sur le sol français qui avait obtenu avec le 1° régiment de Tirailleurs marocains qui avait obtenu toutes les distinctions militaires avec cette unité qui avait fait les batailles de Champagne, puis de Verdun, puis de l’Aisne, de Montdidier et de La Serre. Il avait obtenu à titre personnel la médaille militaire, la croix de guerre et la légion d’honneur dont il avait été nommé officier en 1932. C’était un grand bel homme issu d’une famille berbère touareg, les Amazighs, ou "hommes libres". Elle en avait gardé deux souvenirs, une aquarelle et une chevalière qu’il portait toujours sur le majeur de la main gauche. C’était un bijou superbe en argent qui n’avait jamais quitté la famille et qu’elle conservait, seule enfant d’un couple de parents venus en 2008 s’installer en région parisienne, dans une petite malle en cuir que lui avait offert son grand-père, ancien mineur au puit Couriot dans la région stéphanoise.
Tazirit adorait son prénom choisi par son père Pierre, natif de la Loire, en hommage à l’origine berbère amazigh de sa mère Fattima. Il signifiait « Petite Lune » : peut-être cela avait-il été le ferment de sa passion pour les pierres précieuses et les bijoux en général. Elle avait d’ailleurs toute une collection de pierres fines dont un très bel adulaire, autre dénomination de la pierre de lune : minéral du groupe des silicates et de la famille des feldspaths dans sa variété d’orthose, de couleur vert-bleuâtre à reflets blancs nacrés.
C’est aussi pour cet amour des gemmes qu’elle avait postulé en janvier pour une admission à l’Institut National de Gemmologie de Paris, Rue de la Boétie, et où elle avait été acceptée sur dossier en 1° année. Le bac passé, elle avait maintenant 3 mois pour envisager un voyage sur le continent africain à la rencontre d’une partie de ses origines. Elle en rêvait depuis qu’on lui avait donné l’aquarelle et la chevalière de son arrière-grand-père.
Elle aimait bien cette ville de Saint-Germain-en-Laye si proche de la capitale où elle avait passé toute sa scolarité secondaire, quand ses parents avaient accepté un poste de concierges dans un grand ensemble d’immeubles de la rue Wauthier. Elle y connaissait parfaitement le Musée d’Archéologie Nationale qui recélait une magnifique collection de bijoux mérovingiens qu’elle adorait.
Etait-ce son nom qui l’avait poussé dans cette voie de la gemmologie, l’art berbère amazigh dans l’ambiance duquel elle avait vécu ? Peu importe. Il lui fallait aujourd’hui trouver le moyen de faire fléchir la décision parentale qui n’était pas acquise pour partir au Maroc et trouver quelques ressources financières pour se payer un voyage aller low-lost Ryanair depuis Beauvais pour Agadir. Ce serait sa première étape : ses ancêtres étaient de la région d’Essaouira.
Elle avait repéré une petite boutique ouverte récemment dans la Rue Wauthier, un peu plus haut que chez elle, et s’apprêtait à aller s’y présenter pour proposer d’y travailler un mois. C’était en plus une boutique tenue par une société au nom de Tazirit, son prénom, et qui vendait, semble-t-il, par correspondance des bijoux artisanaux venus des quatre coins du monde : lui avait-on dit il y a quelques temps.
Un matin, passant devant la boutique en montant au centre-ville, elle repéra que le volet de la vitrine était semi-ouvert avec une lumière à l’intérieur. Elle n’hésita pas et frappa à la porte. Une jeune femme, à peine plus âgée qu’elle, lui ouvrit la porte et lui demanda si c’était la nouvelle postière. Très embarrassée, Tazirit lui répondit que non mais lui expliqua le pourquoi de sa venue : elle recherchait un emploi rémunéré d’un mois pour partir au Maroc à la recherche de ses sources berbères. La jeune employée lui expliqua sa situation et lui promit d’en parler à son chef et à son patron dans la matinée, lui conseillant de repasser en fin de journée.
Tazirit, folle de joie pour cette réponse pleine d’espoir, faillit l’embrasser mais sut garder au dernier moment sa réserve. Elle la remercia et promit de passer dans la soirée.
Après avoir fait les quelques courses demandée par sa mère, elle revint à la maison et se mit sur l’ordinateur pour rechercher des renseignements sur cette maison Tazirit. Son cœur se mit à battre quand elle découvrit qu’il s’agissait d’une petite entreprise de vente éthique de bijoux ethniques dont les fameux bijoux berbères Touaregs qui inondait ses pensées depuis toute petite. Elle allait leur forcer la main, en parler à sa mère et lui demander d’emmener pour le rendez-vous du soir quelques-uns de ceux que celle-ci conservait depuis des lustres.

LA SEMAINE PROCHAINE : TAZIRIT TRAVAILLE CHEZ TAZIRIT POUR UN MOIS

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